Metz

L'édito de Stéphane Getto
Lâchez-nous les baskets

Par Stéphane GETTO • Directeur général et directeur des rédactions • 28/02/2019 à 10h00

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«Il faut maintenant dire que lorsqu’on va dans les manifestations violentes, on est complice du pire. » Voilà ce qu’ont retenu nos confrères de la presse nationale. Une saillie – une de plus – prononcée par Emmanuel Macron, alors qu’il recevait mardi à l’Elysée 150 élus du Grand Est pour déjeuner et débattre, dont les maires de chef-lieu de canton et les présidents de département.

Patrick Weiten était présent, tout comme Mathieu Klein. Le président de la Région en était également. Il y est allé lui aussi de sa petite phrase, en demandant, au nom des élus, à l’Etat et à ses services « de nous lâcher les baskets (…) Les territoires doivent gagner en liberté ». Jean Rottner a d’ailleurs demandé à son service de presse de relayer son intervention auprès des médias. Et il a lui même tweeté une photo cocasse d’une longue file d’élus du Grand Est faisant la queue devant l’Elysée à la mi-journée.

 

 

Nous nous en sommes faits l’écho dans notre newsletter de mardi (au passage, elle s’appelle Jour de Semaine, elle est quotidienne et gratuite, et déjà plusieurs milliers de lecteurs s’y sont abonnés via notre site, pas vous ?). Nous rappelions que cette invitation élyséenne s’inscrivait dans le cadre du Grand débat national. Emmanuel Macron s’était engagé à venir à la rencontre des élus dans les 13 régions de France.

 

Mais pour le Grand Est, prétextant sa venue récente dans la région lors de son itinérance de début novembre, il a préféré faire venir à lui les élus. Des précisions qui ont amené notamment la Messine Christine Singer à tenter de lancer sur les réseaux sociaux une polémique un peu vaine, sur le thème « ce sont nos contribuables qui paient le transport des élus »… Ce à quoi d’autres lui ont répondu en substance : « Pas sûr que le coût aurait été moindre d’organiser une grand messe en région, et les maires auraient eu aussi à se déplacer. »

 

Bref, sans dresser la liste exhaustive des présents et des absents, relevons, par exemple, que Jean-Luc Bohl ou Céleste Lett avaient bien fait le déplacement. D’autres n’avaient pas souhaité bouleverser leur agenda et avaient fait le choix de se consacrer à leurs engagements locaux, comme notamment Dominique Gros ou Pierre Cuny. Laurent Hénart, lui, était en Israël, à Kiryat-Schmona, ville jumelée avec Nancy. Le Grand Est et ses élus étaient de nouveau à l’ordre du jour à l’Elysée le lendemain, mercredi 27 février, puisque le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi sur la création de la Collectivité européenne d’Alsace. « Une belle illustration de l’intelligence collective », avait d’ailleurs commenté mardi devant les élus Emmanuel Macron. Pas sûr que cette sortie-là ait, elle, été du goût de tous les convives.



2 réactions

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Par Pat7111
 • Alsacien
01/03/2019 • 00:16

Le seul petit problème, c'est que là CEA est calibrée sur le "Désir d'Alsace " tel que se l'imaginait le préfet Marx et dans les bornes étroites énoncées.
Ce jour, un nouveau sondage IFOP , 1000 sondés, méthodes des quotas, confirme les précédents : 80% des Alsaciens veulent pouvoir s'exprimer par référendum sur linclusion du GE dans le GE et 66% la veulent dehors
La CEA, grand département avec les miettes de compétences que voudra bien déléguer le Grotesque ne règle rien et il est profondément malhonnête de la présenter comme répondant aux aspirations profondes de la population alors qu'on a posé d'emblée qu'on lui refusera ce qu'elle demande.
A dégoûter de l'État. .. 

Par gibi
 • aide-soignant
28/02/2019 • 14:58

Emmanuel Macron et son soudain amour pour les maires... Par rapport à son début de mandat, c'est plus qu'un retournement de veste, c'est un retournement de "gilet" ! Bon, en tout cas son avis positif sur la Collectivité Européenne d'Alsace est bien en cohérence avec son projet de "différenciation territoriale". Il tente de réparer les dégâts occasionnés par les mammouths hyperrégionaux éloignés des réalités locales. Aura-t-il la même appréciation pour la future Collectivité Européenne de Moselle, pour booster ce département qui n'a rien à envier en matière transfrontalière et interculturelle à ses voisins du Rhin ?  

 
 

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