Metz

Immobilier de bureaux
La bonne année... les bonnes années ?

Par Jean-Pierre JAGER • Journaliste de La Semaine • 21/02/2019 à 16h30

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Pour l'ensemble des marchés immobiliers 2017 avait été une année de franc réveil... et 2018 s'est avérée encore meilleure ! Les réseaux d'agences nous le répètent depuis deux mois. « Sur les marchés des bureaux, que ce soit en neuf ou en ancien, c'est vrai aussi » a dit Nancy Spann, directrice de BNP Paribas Real Estate lors d'une conférence de presse conjointe avec Inspire Metz sur la situation dans la métropole messine.

Une petite inquiétude pour le stock de bureaux neufs disponibles immédiatement au cours des prochains temps sur Metz. Il n'est pas  assez haut pour être confortable et efficace.. ;mais il s'explique par le rythme de commercialisation tout à fait impressionnant de 2018. Sur le marché messin, c'est-à- dire essentiellement dans le quartier Gare-Amphithéâtre et sur le Technopôle, l'année a frisé les records. « 43 000 mètres carrés placés et à 75% dans du neuf avec les locomotives qu'ont constitué Metz Métropole ( 10 000 mètres carrés à Centralia), la CPAM
( 10 000 mètres carrés à Arénas), la location intégrale de Premium et de Platinium sur l'Amphithéâtre, les ventes  du First Plazza et de la Tour A du World Trade Center sur le Technopôle ».


Rendements record !


Pas sûr que tout cela rentre exactement de cette manière là dans les colonnes d'expertise de Nancy Spann mais, sur le fond, c'est juste et sachez que ça marche. Sachez aussi que ces indicateurs sont importants pour Inspire Metz comme l'a dit Lydia Mordacci : « une vue macro-économique permet  d'orienter une certain nombre de choix et de mener avec pertinence les actions de promotion du territoire ». Retenez également que les investisseurs s'y retrouvent puisque les rendements qui à Paris sont de l'ordre de 3% atteignent ici les 5,95%. Même si cela baisse, il reste de la marge.
« Pour le premier semestre les orientations sont encore bonnes » dit Nancy Spann, pour la suite on verra !­

En entrant plus précisément dans les catégories de l'étude, c'est-à-dire l'offre, la demande, les transactions et les valeurs, on retrouve quelques uns des éléments abordés ci-dessus.
L'offre, c'est-à-dire ce qui est disponible dans l'année progresse légèrement à 53 000 mètres carrés mais c'est dû à l'ancien et parfois à des locaux libérés au profit du neuf. Un bâtiment comme Télis sur le Technopôle qui abrite l'INSEE devrait être théoriquement libre au cours de l'année. Pour le neuf stricto sensu disponible on est à 6000 mètres carrés dont 2800 seulement pour tout de suite et 600 en tout et pour tout à l'Amphithéâtre ! Le Quai 86 qui ne sera livrable qu'en 2020 et se situe en perpendiculaire du nouveau siège de la Métropole, fait déjà l'objet de touches très avancées.


Un secteur sur  lequel un nouvel ensemble de bureaux pourrait peut-être encore trouver sa place du côté des cinémas Kinépolis et de Rizzon. On notera que dans ce quartier  les 2800 mètres carrés occupés par la BPALC dans le Divo (premier immeuble de bureaux emblématique du quartier) devraient se libérer lorsque les travaux de rénovation du siège de la Banque seront terminés.
Un relais sera pris aussi en matière de bureaux sur le Parc du Technopôle par un ou des programmes lancés par Immobilière Georges concernant des surfaces moyennes.
Pour ce qui est de la demande elle est en moyenne de l'ordre de 380 mètres carrés par volonté d'implantation, trois dossiers en demande actuelle à BNP se situent entre 1 000 et 5 000, une au dessus à 6 000 mètres carrés.
Les transactions, on l'a vu plus haut ont explosé l'an dernier et les niveaux de prix (en général locatif) se situent aujourd'hui à 180 euros le mètre carré par an dans le neuf et 140 dans l'ancien. En bonne place parmi les métropoles mais restent encore sage par rapport à certains où les envolées se sont produites.


Questions à ce propos

La Société Générale ?
Elle a glissé vers le bâtiment Virgin à l'angle de la place de la République et a libéré son «  temple » du début de la rue Serpenoise. Que deviendra ce bâtiment ?
On partirait plutôt vers un changement d'usage ou vers une mixité commerce et habitat semble-t-il.

La CPAM ?
Même chose. Les locaux de ce gros îlot rue Haute-Seille ne collent plus globalement aux attentes des surfaces de bureaux nous dit-on. Alors un autre projet ? On avait parlé d'hôtel mais le candidat n'avait pas été retenu. Peut être un peu de tout finalement.



2 réactions

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Par coin
 • rien
22/02/2019 • 11:28

Même remarque que Luc.

Beaucoup de services publics - peu ou pas d'entreprises privées.
Bref, des indicateurs plutôt mauvais 

Par Luc
 • citoyen
22/02/2019 • 09:37

Je ne comprends pas bien le mode de "comptage" des surfaces mises en location dans cet article : si on considère les deux très gros déménagements de la CPAM et du siège de la métropole à Centralia, alors il faudrait retirer tous ces mètres carrés qui deviennent de fait vacants car libérés dans les anciens bâtiments!
Dans ce cas, le bilan est à diviser par deux.

Ce qui me dérange dans votre article pas très clair, c'est qu'il faudrait faire apparaitre les nouvelles implantations dans la ville. On a le sentiment qu'il s'agit en réalité très souvent de relocalisation. C'était déjà le cas pour le siège de la Caisse d'épargne, etc. 

 
 

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