Sport

Ligue des champions / Metz Handball
Pourquoi les Dragonnes iront au Final Four

Par Arnaud DEMMERLé • Journaliste de La Semaine • 16/02/2019 à 11h30

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Sécurisé par la prolongation de contrat de son entraîneur Emmanuel Mayonnade, Metz Handball a les moyens cette année d'être le premier club français à participer au Final Four de la Ligue des Champions. Après deux éliminations en quarts de finale, le club de Thierry Weizman n'a jamais semblé aussi fort.

Parce que l’effectif est taillé pour


Même si Ana Gros, partie l'été dernier à Brest, n'a pas vraiment été remplacée par la Polonaise Aleksandra Zych, dont l'adaptation a pris du temps et commence même à montrer de belles choses, Metz Handball est armé à tous les postes. L'Allemande Xénia Smits a pris une autre dimension depuis le départ de la Slovène. Elle est la patronne de l'équipe avec la capitaine Grâce Zaadi, aujourd'hui l'une des meilleures demi-centres de la planète. Gnonsiane Niombla retrouve progressivement son meilleur niveau après une dernière saison blanche au CSM Bucarest alors que le facteur x Orlane Kanor peut débloquer n'importe quelle situation avec son jump de folie. Dans les cages, Laura Glauser et la Croate Ivana Kapitanovic sont très complémentaires. Sur les ailes, Emmanuel Mayonnade peut compter sur des doublettes efficaces : Manon Houette et Marion Maubon à gauche, Laura Flippes et Ekaterina Levsha à droite. Béatrice Edwige n'est pas la meilleure défenseure du monde pour rien et a énormément progressé devant le but alors qu'Astrid N'Gouan est mieux qu'une doublure.


Parce qu’elles sont en pleine confiance


Invaincu en championnat où il enfile les succès comme les perles, Metz Handball n'est plus une bonne équipe de Ligue des Champions, mais l'un des cadors de la compétition. En neuf rencontres, il a remporté sept rencontres pour simplement un match nul à Odense (19-19) et une défaite au Monténégro face au Buducnost Podgorica (23-13) où il est très difficile de s'imposer. Et pas seulement pour des raisons sportives... Les partenaires de Manon Houette surfent sur une importante vague de confiance et savent qu'elles peuvent regarder n'importe qui dans les yeux. Y compris à l'extérieur.


Parce qu’elles sont décomplexées


Vice-championnes olympiques en 2016, championnes du monde 2017 et d'Europe 2018, les internationales françaises, qui constituent l'ossature de cette équipe de Metz Handball, ont engrangé de la confiance depuis plusieurs mois et ne nourrissent plus le moindre complexe. A l'image de Laura Flippes, sur un nuage et tout simplement injouable depuis plusieurs mois. Aussi bien comme ailière droite que comme perce-muraille dans la base arrière. Elle est le symbole d'une équipe totalement décomplexée.


Parce que les Arènes sont imprenables


Metz Handball est invaincu à domicile depuis près de 25 mois en Ligue des Champions et un revers en janvier 2017 face au FTC Rail Cargo Hungaria (25-28). Depuis, toutes les meilleures équipes de la planète sont venues se casser les dents face à cette forteresse imprenable. De Györ au Vardar Skopje en passant par le CSM Bucarest. Cette saison, les visiteuses repartent le plus souvent avec les valises pleines de leur déplacement en Moselle. Un excédent de bagages de 11 buts pour Larvik, 15 pour Odense, 12 pour Copenhague et même 4 pour Rostov. Seul Podgorica (25-24) n'est pas passé loin de ne pas faire le voyage à vide.


Parce qu’elles ont payé pour apprendre


Les Messines avaient déjà composté leur billet pour les quarts de finale l'an dernier à pareille époque, à la fin des matchs aller du tour principal. Malheureusement elles étaient tombées de haut par la suite lors de la première des deux confrontations contre le CSM Bucarest. Elles avaient lourdement chuté en Roumanie (34-21), hypothéquant d'entrée leurs chances de rallier le Final Four. Un non-match qui hante encore les nuits d'Emmanuel Mayonnade et de la plupart de ses joueuses, qui ne veulent plus revivre ça.


Parce qu’elles veulent finir en apothéose


On peut faire confiance à Thierry Weizman pour la saison prochaine. L'équipe sera encore compétitive. L'arrivée de la Danoise Louise Burgaard en témoigne. Mais le départ de Béatrice Edwige ne sera pas simple à compenser. La pivot veut quitter la Moselle par la grande porte. Par un nouveau titre national, évidemment. Mais aussi par une qualification au Final Four qui les fait tant rêver. D'une manière générale, c'est tout Metz Handball qui est tendu vers cet objectif et c'est sans aucun doute l'année pour l'atteindre.


Parce que leur 1/4 de finale sera jouable


Après Györ en 2017 et le CSM Bucarest en 2018, Metz Handball ne devrait pas cette année affronter un aussi gros morceau en quart de finale. A trois journées de la fin de ce tour principal, il pointe en tête de sa poule et affronterait, grâce à ce classement, le club hongrois de Ferencvaros avec l'avantage de recevoir au retour. Pas un cadeau, mais rien d'insurmontable. Faut-il encore que les Dragonnes conservent leur place alors qu'elles doivent encore se déplacer à Rostov et Copenhague, mais aussi recevoir Brest. On parie sur une deuxième place et un duel en quart de finale face aux Norvégiennes de Kristiansand. Quand on voit la domination messine face aux équipes scandinaves cette saison, cela pourrait sentir bon...
 



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