Metz

Les états d'Anne
Cauchemar

Par Anne DE RANCOURT • Correspondant de La Semaine • 07/07/2018 à 10h30

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J’ai fait un cauchemar atroce, terrifiant, épouvantable.

Réglons tout de suite la question de cette redondance assumée : j'entends d'ici les puristes de la langue française s'écrier : « Ah ah ah, chère Anne ! Un cauchemar est forcément atroce, terrifiant, épouvantable, sinon c'est un rêve, voire un songe... » Certes, chers puristes, mais le mien fut particulièrement violent. J'en suis encore tout espéloufie. Je vous le raconte, et ensuite j'essaie de m'en remettre, d'accord ?

 

J'ai rêvé - le verbe cauchemarder, m'annonce mon dictionnaire bien aimé, serait d'un usage « familier ». Pas de familiarité à La Semaine ! - j'ai donc rêvé, disais-je, qu'un président de la République d'un pays proche était réélu après avoir modifié la Constitution de façon à avoir les pleins pouvoirs. Ce président emprisonnait quiconque tentait d'émettre une opinion contraire aux siennes : journalistes, écrivains, jeunes manifestants, étudiants, chroniqueuses...  Juste après, il se transformait en pape, un pape immense : il prenait dans ses bras mon président de ma République à moi, tout petit, qui demandait un biberon d'eau bénite en trépignant : « Je suis l'héritier d'Henri IV, j'en veux j'en veux ! ». Alors, il se mettait à grandir, grandir, grandir, le pape devenait tout petit à son tour et après, mon président à moi, devenu roi entre-temps, exigeait un cheval pour entrer dans la cathédrale de Reims où il s'auto-couronnait empereur devant Napoléon. L'impératrice Marie-Louise se mettait à chanter d'une belle voix voilée : « Serait-ce possible alors ».

 

A ce moment-là, une voix céleste avec une grande barbe lui demandait en parlant avec les mains : « Ma tu, macronscopico presidente ! Chè fai per gli migranti ? Dica ! » La grande barbe céleste ne parlait pas très bien l'italien, je crois, raison pour laquelle je la comprenais. Elle s'est mise à son tour à chanter un truc qui parlait de liberté, d'égalité et de fraternité.

 

Je me suis réveillée en sueur, comme dans les films d'horreur. Je prononçais ces trois mots en boucle : « Liberté, égalité, fraternité ». Chéri m'a secouée : « Réveille-toi, Chérie, tu as fait un cauchemar. »
Il a ajouté sans ménagement : « On a fait match nul contre le Danemark. » Atroce, terrifiant, épouvantable, je vous le disais.
 

 



4 réactions

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Par M.P.G.
 • Ben... Ça dépend...
10/07/2018 • 19:46

Dites, monsieur ou madame contrôleur (Brrrr... Im'fait peur ce mot.... comme le mot "inspecteur"...) , vous voulez bien tout de même que je vienne en Alsace, quelques jours, en vacances, la semaine prochaine? J'adoooore votre région.
Et vous aussi je vous èèèèèèèème! :):):) 

Par Luxo
 • Contrôleur
09/07/2018 • 17:28

Une anecdote

Lors du montage financier du TGV Rhin-Rhone, les élus alsaciens sont allés à Lyon pour leur participation au financement, les lyonnais en avaient rien à foutre, ça les intéressait pas, ils ont fini par accepter mais à condition obtenir Le centre de maintenance Tgv, le seul hors Paris, 200 emplois qualifiés à la clés qui devait être initialement à Strasbourg... voilà comment ça marche dans la république : du chantage

Lors de l’inauguration de la ligne, la région Rhône Alpes a fait le minimum par contre lorsque le centre de maintenance a été ouvert, cela a fait le tour des médias.... 

Par Luxo
 • Contrôleur
09/07/2018 • 17:08

MPG, vous ne savez pas de quoi vous parlez :
L’Alsace donne depuis très longtemps bien plus qu’elle ne reçoit à travers l’impôt de péréquation qui redistribue une partie des ressources des régions riches vers les régions pauvres, l’Alsace a financé bon nombre d’operations ailleurs y compris en Lorraine, alors que le contraire n’existe pas, l’Alsace a contribué de manière plus importante au projet Tgv Est que les autres régions alors que les travaux étaient bien important en Lorraine ou en Champagne.
L’Alsace est une des régions les moins dépendantes de l’emploi public, elle n’a pas d’hôpitaux ou de tribunaux en faillite contrairement à la Lorraine, cette dernière ayant des besoins énormes mais n’ayant jamais su trouver des moyens de les financers autre que par l’esbroufe ou la complainte.

Vous voulez du partage et de la solidarité ?? Allez voir à Paris, à Lyon, a bordeaux leur demander s’ils ont envie de financer les projets de leurs voisins, la république est une farce, le plus gros, le plus gras, la plus grande gueule, le plus roublard règne dorénavant dans ce temple de l’hypocrisie, n’est-ce pas Mr Rossinot ???? 

Par M.P.G.
 • Ben... Ça dépend...
07/07/2018 • 20:34

Bonjour Anne,
... Ma grand-mère italienne, lorsqu'elle parlait français, eh bien, ça donnait ça: "Macronscopico presidente"...
Donc, vous parlez très bien l'italien!

Ceci posé, moi, ma peur atroce, terrifiante, épouvantable, c'est que votre cauchemar n'en soit pas un.

"Macronscopico presidente" a un prénom: Emmanuel qui veut dire L'Envoyé de Dieu. Et il a été formé chez les jésuites. Or, le pape François est un jésuite. Ce sont des intellectuels férus de controverse.
L'un comme l'autre n'ont pas peur d'afficher urbi et orbi leurs contradictions.
Le pape n'a t-il pas pris le nom FRANCOIS (le Poverello qui a tout laissé, toutes les richesses de sa famille pour vivre la pauvreté la plus extrême) alors qu'il vit au milieu des ors de la Papauté?
Le président français ne vient-il pas d'acheter pour 500 000 euros de vaisselle de Sèvres, n'a t-il pas eu une toquade en voulant une piscine dans ce fort de Brégançon où personne ne va jamais?
Oui. Des jésuites.
On est mal barrés. (c'est peut-être trop familier pour LA SEMAINE?)
****
Quant aux migrants... Je ne sais pas si ça a à voir avec votre billet, Anne, mais je viens de lire les commentaires à la suite du texte L'ALSACE ET LE GRAND EST! A se flinguer!....Ou à mourir de rire!...

****
Comment voulez-vous que les choses aillent mieux sur cette planète quand on n'est pas fichus de faire preuve d'un minimum de courtoisie, de gentillesse, de savoir-vivre, de bon sens, entre voisins qui ont tant et tant en commun et qui habitent la même terre pour si peu de temps encore!

Ma grand-mère dirait: "Santa Maria"!  

 
 

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