Nancy

Urbanisme
Nancy : le pont des Fusillés se prend pour une place

Par Céline LUTZ • Journaliste de La Semaine • 03/07/2018 à 10h20

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L'ouverture du pont des Fusillés permettant l'accès direct entre la rue Mon Désert et la rue Charles III prolongée signe la « reliance » de l'est à l'ouest de l'agglomération. Les pièces du puzzle de l'éco quartier Nancy Grand Cœur se mettent en place.

Debout sur le pont, avant qu'il ne soit à nouveau livré à la circulation des voitures, André Rossinot pointe du doigt l'horizon. « Regardez, on voit maintenant jusqu'au stade Marcel Picot. Nous avons recomposé un axe historique de Nancy », lance-t-il.

 

Le président de la Métropole joue les chefs de chantier montrant ici et là l'avancée des travaux. Dans ses pas l'architecte Jean-Marie Duthieul fait oui de la tête à chacun des propos de M. Rossinot. « C'est une étape cruciale qui marque la reliance de l'est à l'ouest. C'est le résultat de 4 ans de concertation et de travail partagé. Et comme c'est très à la mode en ce moment à Nancy, cet éco quartier est un modèle de transition écologique. » Le maire de Nancy représenté par son adjoint Claude Grandemange appréciera cette pique sans aucun doute !

 

Le président de la Métropole a bien conscience qu'il a ici un coup d'avance. Alors que Nancy Grand Cœur se dessine seulement, la métropole du Grand Nancy a engagé en août 2017 la première tranche de raccourcissement du pont des Fusillés. Cette opération stratégique établit de nouvelles connexions urbaines et de circulation. Ce nouveau pont, véritable pivot urbain, permettra un accès direct vers la gare depuis la rue Edmonde Charles Roux et vers le cœur de ville par la rue Charles III.

3 hectares d’espaces verts

Depuis le 15 juin dernier, la voie de circulation bascule à droite de l'ouvrage permettant ainsi un lien direct entre la rue Mon Désert et la rue Charles III prolongée. Le pont une fois totalement relié sera bordé d'immeubles. Au bout de l'ouvrage, un grand escalier conduira dans un jardin et lorsque la caserne des pompiers sera démolie, l'ensemble offrira une grande perspective.  « Dans un an, le pont restant sera démantelé pour laisser place à un cœur d'îlots plantés. Au total 1000 arbres seront plantés sur la ZAC soit 3 hectares d'espace public vert », poursuit André Rossinot. Du pont qui précise Jean-Marie Duthieul, « doit se lire comme une place », on aperçoit les grands arbres du Parc des Sœurs Saint-Charles dont une partie sera transformée en jardin accessible au public. Les anciens bastions de la ville seront visibles sur quelque 3 000 m2 de jardin accessibles depuis le Quai vert et la place Cifflé.

 

Dans ce grand chambardement où les grues sont pour l'heure plus présentes que les arbres il faut un peu d'imagination encore pour apprécier les lieux. Le lycée Cifflé retrouvera sa symétrie avec la construction d'un bâtiment à l'identique de l'aile existante. Juste en face une grande tour en bois sortira de terre, donnant à voir sur la nouvelle place des Justes et son centre de la Mémoire finalisé en 2019.

Un axe fort

André Rossinot ne cache pas sa satisfaction et annonce déjà la suite. « C'est une reconquête des voies ferrées qui va se poursuivre rive droite. Le viaduc Kennedy va devenir une avenue avec des bâtiments construits de chaque côté. » Cet éco-quartier, le président de la Métropole veut en faire c'est certain un axe fort du marketing territorial et de la campagne de communication qui va débuter en septembre prochain.

 



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