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Tennis
L'ex-championne de Roland-Garros Francesca Schiavone en tête d'affiche du Waves Open 57 de Moulins-lès-Metz

Par Arnaud DEMMERLé • Journaliste de La Semaine • 29/06/2018 à 15h00

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Avant le Moselle Open (16-23 septembre), il y a le Waves Open 57. L'apéro parfait sous le soleil de la Moselle. La neuvième édition se déroulera du 29 juin au 8 juillet sur les courts de la Saussaie, à Moulins-lès-Metz. L'occasion pour le grand public de retrouver les meilleures joueuses françaises de la planète tennis comme Pauline Parmentier, double tenante du titre. Mais aussi l'Italienne Francesca Schiavone, ancienne lauréate de Roland-Garros et véritable attraction du tournoi cher à Julien Ducassé et Lionel Ollinger.

La satisfaction se lit de concert sur le visage de Julien Ducassé et Lionel Ollinger. Le jeune directeur du Waves Open 57 et son père-fondateur, actuel président de la Ligue Grand-Est de tennis ne sont pas peu fiers de leur coup. Ils viennent d'égréner tous les noms des participantes au tournoi, mais réservent une surprise de dernière minute. Une surprise de taille : la venue de Francesca Schiavone. Clameur dans la salle.

 

A 38 piges, l'Italienne est au crépuscule de sa carrière, pointe dans les tréfonds du classement WTA (259e), mais n'est plus à présenter. Une championne au caractère bien trempé qui a si souvent joué des tours aux Françaises en Fed Cup. Une compétition remportée à trois reprises avec son pays (2006, 2009 et 2010). Quatrième joueuse planétaire en janvier 2011, elle compte huit titres en simple, dont l’aboutissement suprême de sa carrière : Roland-Garros en 2010 face à l'Australienne Samantah Stosur. Elle avait échoué d'un rien pour le doublé l'édition d'après, s'inclinant simplement en finale face à la Chinoise Na Li.

 

Comment les organisateurs d'un tournoi Circuit National des Grands Tournois (CNGT) ont-ils réussi l'exploit de l'attirer dans leurs filets ? Malgré son quart de finale en 2009 à Wimbledon, la Milanaise n'a pas reçu la wild-card qu'elle estimait méritée pour l'ensemble de son œuvre pour participer au Grand-Chelem sur herbe. Pas question pour elle de participer aux qualifications. Sa copine Pauline Parmentier a joué les intermédiaires et fait le reste. Elle sera là à partir du jeudi 5 juillet. « On a bouclé l'affaire en moins d'une semaine. C'est une opportunité que l'on ne pouvait pas laisser passer », affirme Julien Ducassé avant d'ajouter. « Nous n'aurons pas de marraine comme Marion Bartoli l'an dernier ou Nathalie Tauziat par le passé. Francesca jouera en quelque sorte un rôle d'ambassadrice. C'est une femme vraiment attachante. » Et une sacrée guerrière sur un court qui ne sera pas simple à éliminer. Même sur une autre surface que l’ocre chérie...

Le retour de Pauline Parmentier

Le tableau regroupe cette année 88 joueuses contre 100 en 2017. Essentiellement pour des raisons logistiques. « Finir à 2h du matin, ce n'était plus possible. C'est une question de confort pour tout le monde», avance Lionel Ollinger. On y retrouve une revenante lorraine (Constance Sibille), d'autres régionales de l'étape (Priscilla Heise et Victoria Muntean), quatre anciennes finalistes (l'Espagnole Laura Pous Tio en 2013, les Françaises Amandine Hesse en 2015 et Virgine Razzano en 2016, ainsi que la Tunisienne Ons Jabeur en 2017), une ex-lauréate (Stéphanie Foretz (2015) et évidemment la double tenante du titre Pauline Parmentier.

De retour à un excellent niveau cette saison, elle a décroché, dix ans après le dernier, son troisième titre sur le circuit WTA à Istanbul en avril dernier et a été éliminée au troisième tour du dernier Roland-Garros par la Danoise Caroline Wozniacki après deux combats titanesques face à ses compatriotes Chloé Paquet et Alizé Cornet. Sa venue est comme toujours conditionnée à son parcours à Wimbledon, mais la Nordiste n'est pas connue pour avoir la main verte...

Savoir-faire

Vous cherchez encore une bonne raison de venir à Moulins-lès-Metz la semaine prochaine ? Imaginez le son d’une petite balle jaune qui fuse d'une raquette et qui revient encore plus vite. Spectacle garanti. A côté de la compétition, il y aura aussi des initiations et démonstrations de paddle, le petit cousin du tennis qui ne cesse d'avoir la cote, mais aussi le dimanche 1er juillet le « British Classic Car ». Quésaco ? Un regroupement d'une centaine de voitures britanniques et de collection de plus de 30 ans.

 

Considéré comme un véritable exploit la première année, l’accueil du Waves Open est devenu un véritable savoir-faire.  Julien Ducassé et son armada de bénévoles rivalisent chaque année d'ingéniosité pour attirer le plus grand nombre autour des courts de la Saussaie. Toujours dans la bonne humeur et avec la patate. « Et on pense déjà à préparer un beau dixième anniversaire en 2019 », annonce Julien Ducassé. « La barre est haute avec la venue de Francesca Schiavone. Mais on essaiera de faire mieux. » Chiche ?

 



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