Metz

Culture
Metz : Constellations passe en vitesse lumière

Par Aurélia SALINAS • Journaliste de La Semaine • 17/05/2018 à 16h30

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Dans un peu plus d’un mois, l’été sera là et la deuxième saison de Constellations livrera ses secrets. Sur le papier, la promesse est foisonnante. Quatre parcours dans la ville qui mettront en valeur le street-art, les jardins, les œuvres de Robert Schad, les arts numériques, avec toujours, le mapping de Yann NGuema en guest-star et dans une nouvelle version. Des concerts, des expositions : en tout 500 rendez-vous sont programmés pour cet été.

600 000 visiteurs, 82 jours de programmation, une hausse de 21% des nuitées d’hôtel enregistrée entre les mois de juin et août 2017. Avec ces chiffres-là, difficile de ne pas envisager une saison deux. Constellations revient et pas qu’un peu. La manifestation emblématique de l’été messin déborde dans tous les coins du ciel.

 

Il n’y aura pas un mais quatre parcours artistiques. « Nous avons souhaité mailler tout le grand centre-ville de la basilique Saint-Vincent au jardin Jean-Marie Pelt », appuie Hacène Lekadir. L’adjoint à la culturel extrait trois mots-clés de ce foisonnement : « Urbain, jardin, numérique. »

Quatre parcours dans la ville

Dans la nuit : 1,5km, 14 œuvres

On commence par la fin avec ce qualificatif emprunté à la première édition de Constellations dont le fleuron était un parcours numérique ponctué par un totem nommé mapping. Cet éveil de la cathédrale de Metz reste le best-seller de l’été dernier. Nombreux sont les Messins et les touristes à s’être laissés attraper par le gigantisme du spectacle signé Yann NGuema. Cet été, le mapping revient, différent. La musique, l’introduction et la conclusion ont changé ainsi que certains tableaux. Le Graoully, lui, est toujours là, encore plus impressionnant. Phare dans la nuit, ce mapping est un des éléments d’un parcours numérique dessiné sur 1,5km qui descendra de la colline Sainte-Croix à la Moselle, en passant par le collège Taison, la place de Chambre, la place de la Comédie, Le temple neuf.

 

Quatorze œuvres à découvrir le long de ce serpent de terre dont un autre mapping réalisé sur le plafond de la chapelle des Petits Carmes, nouvelle entrée du musée de la Cour d’Or dont les travaux ne vont pas tarder à s’achever. Le collectif strasbourgeois y a imaginé un bestiaire céleste, inspiré des collections du musée. A découvrir aussi dans ce parcours, le travail de Nicolas Palozzi qui va installer un diamant taillé dans la pierre au sein du jardin d’amour du Temple neuf. Les nuits de la ville vont aussi voir apparaître 100 bateaux lumineux sur le plan d’eau, des personnages énigmatiques sur les façades des places de Chambre, de la Comédie et du marché couvert, et le jardin d’été devant l’opéra prendra une nouvelle dimension grâce au collectif Paradigme. Le jour, trois parcours seront à arpenter.

 

Dans la rue : 4km, 19 œuvres

Le street-art jalonnera l’itinéraire emprunté quotidiennement par Mettis. Seize points d’arrêt seront proposés de l’œuvre très colorée de Carlos Diez sur le parvis du centre Pompidou jusqu’à la basilique Saint-Vincent qui a été confiée au collectif Grem’s à qui il a été demandé de détourner l’intérieur de l’édifice. Le passage de l’Amphithéâtre, la gare, le square Mangin ou Saint-Pierre-aux Nonnains passeront aussi entre les mains expertes de ces peintres de la rue.

 

Dans les jardins : 6km

Sans doute, faudra-t-il se munir d’un vélo pour parcourir les six kilomètres de ce parcours dont l’objectif est de mettre en avant les beautés vertes de la ville. Ou à pied, tranquillement avec quelques pauses bien méritées. Deux itinéraires possibles de la place de la Comédie au Jardin botanique ou de la place de la Comédie au jardin Jean-Marie Pelt. Là-aussi, des œuvres seront présentes, celles qui existent déjà comme le tremblement de ciel du parc de la Seille ou le carrosse de Veilhan, d’autres naîtront spécialement pour l’occasion comme ce bus stationné Porte Serpenoise avec cette mention Ne prend pas d’humains. A l’intérieur, des animaux empaillés à rencontrer.


Avec Robert Schad : 3,4km, 21 œuvres

Enfin, le dernier parcours invite à suivre les pas de Robert Schad. 21 œuvres de cet artiste allemand seront érigées des jardins de Jean-Marie Pelt à la cathédrale en passant par la gare, l’avenue Foch, la porte des Allemands, la place Saint-Louis. Toutes métalliques, certaines gigantesques.

 

Constellations ne s’arrête pas là. Chaque week-end, un rendez-vous de spectacle vivant sera proposé. La manifestation regroupe 15 expositions, certaines déjà en cours, d’autres inédites. En tout 500 rendez-vous sont annoncés, et 800 000 spectateurs espérés. Les festivals Ondes Messines et Hop hop hop, l’inauguration du centre des Congrès seront intégrés dans cette opération XXL de manière intégrale ou partielle. Bref Constellations englobe tout. A Metz, cette année, l’été commence le 28 juin.     
 



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