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Thionville

Urbanisme
Rive droite de Thionville : vers l’île peuplée

Par Justine DEMADE PELLORCE • Journaliste de la Semaine • 07/05/2018 à 16h00

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La rive droite, c’est la création d’un nouveau quartier dans les 10 ans à venir. Autour de la gare et en extension : 1 300 logements et 20 000m2 destinés à l’activité. Pôle médias et bureaux, construction d’un hôtel et déménagement du NEST théâtre, sans oublier l’intégration du projet de transport en site propre et l’ouverture de la gare sur l’arrière : une île qui se peuple oui, mais totalement reliée aux quartiers voisins à commencer par le centre-ville.

“Le maire déplore régulièrement que Thionville, qui a la chance d’être traversée par une rivière, lui tourne le dos." Roger Schreiber, adjoint à l’urbanisme dudit maire, rappelle là une des réalités qui ont mené à dessiner le projet de développement urbanistique de la rive droite. Réalité augmentée d’autres perspectives à plus ou moins long terme. A commencer par les chiffres de fréquentation de la gare, épicentre de la rive droite.

 

Aujourd’hui, la ligne de TER Metz/ Luxembourg transporte 9 000 personnes assises (un peu plus au total donc) sur la tranche d’heures de pointe du matin, dont 3 500 voyageurs montent en gare de Thionville. En raison des différents développements du réseau côté luxembourgeois et de sa politique de mobilité en cours de déploiement, ce chiffre déjà important devrait presque tripler en 10 ans (voir détail ci-contre).

 

Au-delà de son impact local, le développement du quartier et l’accessibilité à la gare s’intègrent dans une politique plus globale de mobilité. C’est la raison pour laquelle la Région, mais aussi probablement le Luxembourg lui-même sont parties prenantes du dossier. Raison aussi pour laquelle le grand projet de transport en commun en site propre (TCSP, l’équivalent du Mettis messin) devrait débuter par ce secteur, doublement compliqué : en site propre et totalement dédié via la construction d’un ouvrage, un pont qui permettra au bus à haut niveau de service de franchir la Moselle du côté du parc Napoléon.

De et vers la gare

De l’autre côté du pont des Alliés, côté parc Wilson cette fois, une passerelle réservée aux piétons et autres deux-roues (on parle de “mode doux” ou, pire, de “modes actifs”). Cette passerelle reliera naturellement le quartier au centre-ville qui lui fait face, sur la rive gauche. Le dernier conseil municipal a adopté l’appel à concours pour la construction de cet ouvrage ainsi que des deux parvis qui devront être de véritables traits d’union.

 

Le projet prévoit notamment la création d’une rue principale parallèle à la Moselle, œuvrant comme un front bâti ponctué d’espaces publics. Sur la berge, un cheminement doté d’espaces verts et zones de loisirs. Au niveau de la chaussée, des travaux qui ont déjà commencé avec la destruction, cet hier, du centre Jacques Brel. Aujourd’hui immense trou, demain esplanade menant à la passerelle, c’est aussi une nouvelle perspective sur la ville. De et vers la gare. L’illustration de la volonté de désenclaver ce quartier, seulement accessible par le pont des Alliés qu’on soit en voiture, en vélo ou sur ses deux jambes.

 

Voisin de feu le centre Jacques-Brel, le bâtiment Queneau voué a être transformé en hôtel - restaurant gastronomique pas plus tard qu’en 2016, il connaîtra un autre destin : aménagé, surélevé, il devrait accueillir des bureaux privés. Le compromis de vente signé, les permis de construire en cours d’instruction, le tout porté par Olivier Vetsch, promoteur immobilier qui a laissé tomber l’idée de l’hôtel-restaurant inadapté aux lieux (des volumes trop importants pour ce type d’activité). Il n’a cependant pas totalement oublié l’idée puisqu’il porte le projet de construction d’un hôtel juste à côté (projet moins abouti, le compromis de vente a été signé mais les permis ne sont pas encore déposés).

 

Un troisième bâtiment, l’ancienne auberge de jeunesse, devrait être transformé en “meublés non professionnels” des appart hôtels qui n’en auront pas le label. Porté par Olivier Vetsch et Habiter promotion, le projet est en cours d’instruction tout comme la construction d’un petit immeuble collectif de 27 logements.

Région et numérique

L’îlot gare accueillera également le bâtiment, construit par la Région pour y héberger son agence territoriale nord lorraine Thionville-Longwy, aujourd’hui provisoirement installée dans l’ancienne bibliothèque de la rue du Vieux Collège. L’appel à concours a été lancé pour les 3 000m2 qui accueilleront la quarantaine d’agents à terme.

 

Encore dans les cartons la création du Pôle numérique, grande promesse de la campagne municipale d’Anne Grommerch : le projet est lui porté par la communauté d’agglomération Portes de France-Thionville et prévoit le rapatriement du bâtiment totem Thi’Pi, dont l’adresse rue de Manom est temporaire. Egalement un hôtel d’entreprises et des espaces de co-working.

 

Son actuel voisin, le NEST-Théâtre, ralliera lui aussi la rive droite dans un projet d’une envergure qui dépasse les frontières de la ville (un financements aux trois tiers par la Ville, la Région et l’Etat, le NEST étant un Centre Dramatique national).

 

En cours, la démolition de l’ancienne halle Sernam, propriété de la SNCF qui se charge des travaux. Objectif, la création d’un parking silo de 700 places environ. Deux autres parkings sont également prévus, l’un au niveau de la zone Cormontaigne à Yutz, pour ceux qui accèderont par l’arrière de ce qui sera alors une gare bi-face, et un troisième sur la zone de la gare pour un total de 2 000 places de stationnement créées.

 

Ces parkings, ainsi que les existants, devraient faire l’objet d’une délégation de service public, une étude globale sur le stationnement et des propositions tarifaires seront présentées, l’occasion de mécontentements, comme à chaque fois qu’on parle de l’extension automobile des uns et des autres. Le tout pour autant de voitures parquées avant le trajet frontalier en train ou avant la virée piétonne ou en transport en commun vers le centre-ville. Une histoire de mobilités.

 



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