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Débats

La chronique de Jean-Marc Louis
La politique ne peut qu’être centrée sur l’Homme

Par Jean-Marc LOUIS • Correspondant de La Semaine • 29/04/2018 à 15h00

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A considérer ses modes d’expression actuels, bien perspicace est celui qui peut définir ce qu’est la politique dans notre pays : interviews de responsables où la forme compte plus que le fond. Soliloques partisans où l’idéologie domine quand ce n’est pas la superficialité voire le mensonge devenu art dans la sphère politicienne.

Que dire du poids des enquêtes d’opinion qui ne sont que des chiffres dont on sait combien leur interprétation est arbitraire et sujette à caution ? Que dire aussi de certains médias qui ont désappris le sens de l’objectivité et oublié les tenants et aboutissants d’une déontologie qui par le passé faisait leur honneur ? Que dire enfin de cette culture des experts et des communicants qui surfent sur des données encore plus aléatoires que les conditions météo ?

 

Force est de constater, au travers de ces prismes, combien la politique se réduit de plus en plus à la sphère économique et au langage des chiffres. Cela correspond-t-il à la réalité de ce que l’on peut et doit attendre d’elle ? A mon sens non. La politique, par essence, ne peut qu’être centrée sur l’Homme. Or, celui-ci est une réalité bien plus complexe que le citoyen dont le profil est d’ailleurs devenu flou et qui prend de plus en plus figure d’ectoplasme. L’homme dont il faut rappeler qu’il est fait de chair, d’affects et de spiritualité ne peut de surcroît être considéré en dehors de son environnement : la famille tout d’abord, la cité au sens grec du terme et sa destinée dans la mesure où son évolution individuelle et collective s’inscrit dans le temps.

 

Il est de ce fait marqué par un sentiment d’appartenance, façonné par des usages et coutumes, soumis à des codes relationnels avec ses semblables et son environnement. Bref empreint de ce qui est sa culture. Autant d’éléments qui sont porteurs de sens et que l’on ne peut considérer autrement que par une approche philosophique où les mythes sont là quelque peu les supports fondateurs de son humanité. Autant d’éléments que doit intégrer l’action politique.

 

On mesure à cela combien la politique relève de la complexité en ce qu’elle doit prendre en compte des paramètres multiples et divers, pas toujours conciliables en dehors d’une dialectique qui n’autorise pas les idées toutes faites, les approches systémiques et les idéologies. Ce qui doit conduire la politique à se bâtir tout d’abord sur une morale de l’action mais aussi et surtout sur des étais philosophiques qui eux seuls peuvent intégrer l’humanisme. Un concept d’ailleurs à redéfinir dont le langage politique actuel a fait le plus souvent un alibi à la consistance d’une coquille vide.

 

L’homme politique et qui plus est le gouvernant ne tient sa légitimité que dans le fait de nourrir son projet de ces éléments, de concevoir ainsi une finalité à sa gouvernance, d’en définir clairement la direction et d’être le garant de sa dynamique.

 



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