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Metz Handball/Budapest : Rêver en grand

Par Arnaud DEMMERLé • Journaliste de La Semaine • 08/02/2018 à 15h00

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Metz Handball a pris une éclatante revanche. Le club de Thierry Weizman a dominé, avec brio et autorité, lors du tour principal de la Ligue des Champions les Hongroises de Budapest (27-25), qui étaient venues s'imposer aux Arènes l'année passée au même stade de la compétition. Les Dragonnes en profitent pour s'emparer seules de la deuxième place de leur poule et font un pas de géant vers les quarts de finale.

Le tube planétaire “Seven Nation Army” des White Stripes résonne dans des Arènes qui ne boudent pas leur plaisir. Sourire irradiant, bonheur contagieux, le président Thierry Weizman chuchote quelques mots à l'oreille droite de sa capitaine Grâce Zaadi avant de taper avec rage dans la main de ses autres joueuses. Moins démonstratif, l'entraîneur Manu Mayonnade lève la tête et jette un rapide coup d'œil sur le tableau d'affichage avec le sentiment du devoir accompli. On peut surtout deviner du soulagement dans sa gestuelle et son regard. Une semaine après la désillusion en Macédoine face au Vardar Skopje d'Amandine Leynaud et Alexandra Lacrabère (29-23), Metz Handball a remis, à la maison, les pendules à l'heure face à Budapest (27-25), son principal adversaire avec Podgorica (Monténégro) dans la course à la deuxième place de la poule. « Les filles ont été récompensées de leurs efforts. Il était important de gagner et de prendre nos premiers points dans ce tour principal », affirme le coach messin. Avec six unités d'avance sur le duo allemand composé de Bietigheim et de Thüringer HC, les Dragonnes ont même un pied et quatre orteils en quarts de finale.

Tableau de chasse

Mais l'appétit venant en mangeant, elles aspirent à aller encore plus loin que l'an dernier et pourquoi pas à ce fameux Final Four qui les fait tant rêver. Pour ça, mieux vaut terminer à la deuxième place pour éviter Bucarest (Roumanie) et Györ (Hongrie), les deux golgothes de l'autre poule. Grâce à ce succès, elles ont pris une légère option et surtout un réel ascendant psychologique. Elles ont en tout cas envoyé un message fort à toute l'Europe : elles ont définitivement pris une autre dimension en l'espace de douze mois.

 

Il y a un an, Budapest était venu s'imposer avec la manière sur les berges de la Moselle (25-28). Les Hongroises, double finalistes de la Ligue des Champions en 1971 et 2002, rejoignent désormais Györ, le Vardar et Podgorica parmi les victimes de renom des Messines dans leur forteresse de plus en plus imprenable des Arènes. « Avant, nous étions le Petit Poucet. Aujourd'hui, nous sommes un peu l'équipe à battre », avoue la capitaine Grâce Zaadi, l'une des six championnes du monde.

 

Comme un symbole, l'Espagnole Nerea Pena, la boussole de cette équipe hongroise, a erré comme une âme en peine, terminant la rencontre avec un zéro pointé inhabituel. Elle n'est jamais parvenue à se défaire du marquage “haut” et “intense” de la doublette composée par Xenia Smits et surtout Béatrice Edwige, encore une fois impressionnante quand il s'agit de mettre les barbelés. « Dans notre préparation, l'idée était un peu de dédramatiser ses qualités sans pour autant occulter l'importance qu'elle a dans ce collectif. Il fallait absolument montrer des choses sur cette joueuse et on en a montré de belles dans notre défense », claironne Manu Mayonnade. Aniko Kovacsics, l'autre super star, a également fini au régime sec avec un seul petit but sur six tentatives.

Gros, une réponse de championne

Sous les yeux de sa future remplaçante, la Croate Ivana Kapitanovic, Marina Rajcic a joué un rôle prépondérant dans ce succès avec 14 arrêts au total. En état de grâce, elle a permis juste avant la mi-temps de faire un petit trou (13-10). Une avance que n'arriveront jamais à combler les Hongroises. Autre joueuse sur le départ en fin de saison, Ana Gros était particulièrement attendue au tournant.

 

D'autant plus qu'elle restait sur une contre-performance face au Vardar Skopje. Malgré une entame délicate, la Slovène a répondu de la plus belle des façons avec neuf buts, dont quatre penalties et une détermination communicative. « Ana ne fait jamais deux mauvais matchs de suite. C'est sa grande force. Elle a également été mise dans les meilleures dispositions par la demi-centre (Grâce Zaadi) », avance Manu Mayonnade.

 

Au-delà de la performance d'Ana Gros, c'est toute la base arrière qui a sorti ses habits de lumière pour cette affiche de gala. Il valait d'ailleurs mieux car les ailières et notamment Manon Houette n'ont pas été à la fête. Grâce Zaadi a été très intelligente à la distribution et a expédié deux missiles dans les lucarnes hongroises à des moments déterminants. Xenia Smits, auteur d'un kong-fu d'anthologie en fin de match, a été omniprésente des deux côtés du terrain. « La priorité était de gagner. On fera les comptes à la fin », a conclu le coach d'une équipe, qui a sans doute droit, à un joker d'ici la fin de ce tour principal. Mais certainement pas dimanche prochain sur le parquet du Thüringer HC.

 



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