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Economie

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Medef : le tournant vital de la formation professionnelle

Par La rédaction de LA SEMAINE • La rédaction • 09/02/2018 à 17h00

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Il est communément admis que la manière la plus efficace de s'exprimer est de parler le premier ou le dernier. Le Medef Moselle a attendu le 30 janvier pour présenter ses voeux et Paul Arker, son président a balayé une dernière fois le paysage économique national et local.

Une assistance nombreuse personnalités mais aussi et surtout de chefs d'entreprise : les voeux du Medef sont l'occasion de faire un point et ceux de cette année ont été particulièrement riches. Les consé-quences de l'élection d'Emmanuel Macron à la présidence de la République et le frémissement ressenti de même que le départ de Pierre Gattaz auquel vient s'ajouter celui de Paul Arker après 10 ans de présidence ont fourni une matière dense dans laquelle le président mosellan a tracé les grandes routes, posé les grandes questions.

Globalement positif

« Je dirai d’emblée que l’année passée a été, pour reprendre une formule déjà ancienne, globalement positive pour les chefs d’entreprise et pour l’économie de notre pays, même s’il reste encore beaucoup à faire pour restaurer la compétitivité de nos entreprises.

 

Le temps fort de cette année a bien sûr été l’élection du nouveau Président de la République, Emmanuel Macron. Je vous disais l’an passé, lors de cette même cérémonie, qu’il n’y avait pas de fatalité dans le déclin de la France ; je me réjouis de constater que ce vœu s’est réalisé car, depuis quelques mois, la conjoncture économique s’est redressée et le moral des Français a retrouvé son niveau de 2007, juste avant la crise.

Pays de l'année

Le Président et son gouvernement ont mis en œuvre les premières réformes, montrant leur détermination à replacer notre pays sur la voie du progrès et à reconquérir la place qui était la sienne dans le concert des Nations.  J’en veux pour preuve l’élection de la France comme « Pays de l’Année 2017 » par l’hebdomadaire britannique « The Economist », qui est une référence pour les milieux d’affaires internationaux, et que l’on ne peut soupçonner de complaisance à notre endroit ! »

 

Un bilan que Paul Arker atténuera par des considérations sur  le manque de compétences face aux offres d’em-bauche, les normes, le chômage, la dépense publique, les impôts et charges que nous payons tous. « Nous vivons en France au-dessus de nos moyens : il nous faut faire plus avec moins, ce qui permettra de dégager des marges dans les entreprises pour investir, pour innover et pour embaucher, des jeunes en particulier. »

L'enjeu de la formation

« L’année 2018 sera déterminante dans la poursuite du rebond économique de la France que nous venons de constater et la décrue du chômage. D’importantes réformes seront discutées et votées au Parlement, avec un impact direct sur la vie de nos entreprises et de nos salariés.  

 

Je veux être clair : la plus importante d’entre elles, celle qui conditionne l’avenir du pays et donc l’avenir de tous, concerne la formation professionnelle, l’apprentissage et l’alternance. Si nous voulons que la France se redresse, il faut maintenant mettre à plat l’ensemble du dispositif de formation car les entreprises ne trouvent pas les personnels dont elles ont besoin, les jeunes sont désorientés et les chômeurs ne croient plus en l’avenir.

 

Soyons clairs : orienter les jeunes pour les aider à choisir un métier, réorienter les adultes pour qu’ils  apprennent un nouveau métier nécessite du temps, demande du courage et de l’énergie. C’est maintenant qu’il faut décider. Le MEDEF a durci le ton au cours des premières négociations pour mettre sur la table les vrais enjeux de la réforme qui ne doit pas être politique mais pratique. Le gouvernement a introduit le doute sur ses intentions en laissant les régions annoncer qu’elles garderaient un droit de véto sur l’ouverture des CFA… L’écosystème de l’apprentissage doit maintenant s’adapter aux besoins réels des entreprises et aux aspirations des jeunes pour déboucher sur des métiers d’avenir.

 

En ce qui concerne directement le MEDEF, l’année 2018 sera marquée par le changement de notre Président national, le 4 juillet prochain. Pierre Gattaz avait annoncé dès son élection qu’il ne briguerait pas un second mandat. Sa succession est ouverte, dans le respect des règles internes de notre syndicat patronal, où plusieurs candi-dats motivés se sont déjà manifestés. Au plan local, 2018 sera marqué l’arrivée d’un nouveau Président départemental car mon 3e mandat vient à échéance et je ne solliciterai pas son renouvellement »



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