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Frescaty
Camp d’entraînement du FC Metz à Frescaty : un accord trouvé

Par Gaël FORMENTIN • • 09/02/2018 à 11h50

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Appel à projet pour la création d'un pôle de commerces et de loisirs connecté à la Zac d'Augny, cession d'une parcelle de 18 hectares à un promoteur parisien spécialisé dans la logistique... La requalification du plateau de Frescaty s'accélère en ce début d'année. Parmi les projets phares en voie de concrétisation, Henri Hasser, vice-président de Metz Métropole en charge de la commercialisation du site, confirme qu'un accord a été trouvé avec le club Grenat pour la construction d'un camp d'entraînement d'une superficie de 30 hectares.

Abandonné par l'armée en 2012, cédé à Metz Métropole trois ans plus tard, le plateau de Frescaty génère depuis autant d'attentes que de frustrations. La lenteur de la cession, les espoirs déçus et les annonces parfois prématurées ont incité à la prudence. Et dans les actes, et dans les mots. Politique, financier, social : l'enjeu est de taille, à la mesure du site de 380 hectares. La métropole prévoit de consacrer 29 millions d'euros pour réinventer l'ancienne base aérienne, vestige d’un passé douloureux avec la perte de 4 000 emplois, et reflet d’un avenir à définir.

 

« Comment peut-on, tout en étant très économes des deniers publics, aménager ce site ? » Depuis trois ans, la question obsède Henri Hasser. Pragmatique et réfléchi, le vice-président de Metz-Métropole en charge de l'organisation, de l'aménagement et de la commercialisation du plateau de Frescaty connaît le dossier sur le bout des doigts. Tous les projets passent dans ses mains et cela tombe bien car c’était aussi son métier. Parmi les plus emblématiques, celui du pôle de formation et d'entraînement du FC Metz est en passe de se concrétiser.

 

« J'ai fait des propositions au président Serin. Nous sommes tombés d'accord sur un découpage de 30 hectares pour le FC Metz », confirme Henri Hasser, « le dossier sera définitivement bouclé avant mars. » Dans son esquisse datée de juillet dernier, le président du club Grenat évoquait la construction de huit terrains dont deux de compétition, de bâtiments dédiés aux vestiaires, à la musculation, au staff et la création d'un complexe résidentiel pour les joueurs. Toujours d'actualité, « le FC Metz s'engage également à maintenir et réhabiliter le hangar MH 17 ». Mastodonte d'acier de 6 000m2 sans poteau héritage de l'armée de l'air dont Metz Métropole ne savait pas vraiment quoi faire, le bâtiment accueillera bien un terrain de football indoor.

Le club sera locataire

Le FC Metz ne deviendra cependant pas propriétaire du site. Plutôt qu'une vente, Metz Métropole a soumis au club un bail à construction « d'une durée de 35 à 40 ans ». « C'est une contrainte, mais la collectivité tenait à conserver un droit de regard. Nous voulons garder la main tant que nous n'avons pas terminé l'intégration du site », explique l'élu chargé des négociations, « bien malin qui saura nous dire où nous en serons dans 30 à 40 ans ». Pour l’heure, aucun chiffre ne circule sur le montant du loyer ni de l'investissement du club dans ce pôle dédié aux footballeurs professionnels comme à ses équipes féminines et amateurs.

Prospections...

Avec le foot en guise de vitrine populaire, la nature au cœur et des activités économiques autour, l'ébauche d'un schéma se précise. Metz Métropole déroule un fil conducteur. « Les choses bougent  plutôt vite pour un site de cette envergure », reconnaît Henri Hasser. Déjà 600 personnes travaillent sur place. Le secteur dit de la « base vie » héberge l'entreprise Gocel bientôt rejointe par Pérez Carrelages & Marbrerie. A l'est, côté Marly, un pôle social et solidaire accueille des associations. Les travaux de réhabilitation de la villa du général s'accélèrent. Des grues s'activent dans les bois. Des gravas s'accumulent devant l'édifice pour le transformer en restaurant et accueillir des lodges haut de gamme.

 

Lors du dernier conseil métropolitain, les élus ont validé sans débattre le projet de cession d'une parcelle à la société Virtuo Industrial Property, presque passé inaperçu. « Il s'agit d'un promoteur d'immobilier d'entreprise », précise Henri Hasser. Le géant de la logistique, contacté par téléphone et mail qui cultive visiblement la discrétion, convoite 18 hectares au sud du Plateau de Frescaty. « Nous avons bloqué un terrain à un prix convenu », corrobore l'élu, « nous n'avons pas bradé le prix. » Montant de la transaction : 4 050 000 euros, soit 22,37 €/m2.

... Et projections

Tranche par tranche, les choses avancent. Metz Métropole saisit les opportunités ou tente de les provoquer. En phase de démolition par l'EPFL, le secteur de Tournebride transformé en Zac du Domaine de Frescaty fait depuis peu l'objet d'un appel à manifestation d'intérêt en vue de créer « un pôle de commerces et de loisirs » connecté à Actisud et au Décathlon. « Nous ne voulons pas créer une zone commerciale de plus ni concurrencer l'existant mais le renforcer », indique Henri Hasser.  Interrompus pour l'hiver, les travaux de démolition doivent reprendre et durer encore un mois. Bâtiments délabrés, des ponts roulants, des hangars... « Aucun bâtiment ne présente de viabilité économique possible », souligne David Richard, responsable du pôle projets urbains et aménagements à Metz Métropole, « nous sommes en ordre de marche pour aménager. »

 

La crainte d’une friche squattée, comme cela a déjà été le cas par le passé, pousse la collectivité à aller vite. Les murs vont tomber, à l'exception de ceux de la petite chapelle désacralisée utilisée par les militaires à l'abri des regards et du monde extérieur.

 

L'année 2018 sera aussi celle du réaménagement de l'entrée du site principal (places  de stationnement, végétalisation, espace d'accueil) et de la mise à jour du plan directeur daté de 2013. L'ancienne base aérienne doit réintégrer la vie civile par étapes successives. « Nous commençons par travailler les périphéries, attirer des entreprises, créer des activités. Ensuite, nous créerons des axes de transport, pour tout connecter. » La liaison Augny-Marly apparaît comme une évidence dans les scénarios d'une grande étude sur les flux conduite par Metz Métropole. La logique, pour l'instant, semble respectée.

 



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