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Culture

Les Bons Plans à Metz
Raphaëlle Steffens, envol en association

Par Justine DEMADE PELLORCE • Journaliste de la Semaine • 04/02/2018 à 10h35

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Elle est la dernière d’une famille nombreuse. Raphaëlle Steffens, 36 ans, a choisi de laisser les idées à ses frères et sœurs pour se placer dans l’action. Produit de l’éducation populaire, elle a décidé d’y écrire sa vie professionnelle. Amoureuse du monde associatif, elle a pris la présidence de l’énergique Boumchaka en 2013 qui s’apprête à lancer la 7e édition du festival Freeeeze.

Quatre frères et sœurs parmi lesquels un écrivain-philosophe ou une comédienne, « une flopée de neveux et nièces » et une mère très engagée : Raphaëlle Steffens a baigné dans une famille nombreuse, mouvementée, et tournée vers les idées. Logiquement acceptée en prépa littéraire à l’âge de 18 ans, comme ses frangins, elle choisit de « ne pas y aller » et de se mettre à travailler. C’est qu’adolescente elle a passé « (s)a vie à Marc Sangnier », centre culturel de Montigny-lès-Metz où elle s’est frottée au théâtre, au chant ou à la danse.

 

Titulaire d’un Bafa (brevet d’animateur), elle devient “emploi jeune” pour l’association messine Carrefour. Pour elle déjà, l’art est un outil de rencontre et d’expression. Elle commence à animer des ateliers de théâtre et de danse hip hop. Un peu, beaucoup, passionnément jusqu’à se retrouver avec plus de 30 ateliers et pratiquement 400 élèves par semaine : son corps fatigue. Le choix de la danse hip hop c’est comme pour le théâtre où « l’on se doit de parler fort » : l’envie de se faire entendre, l’énergie en plus. « C’est une danse d’énervés, et j’étais moi-même très énervée à l’époque. Elle mobilise beaucoup d’énergie, l’envie de taper du poing pour se faire entendre mais de façon positive et percutante. »

 

Pour la jeune trentenaire d’alors, tout pousse à la réflexion sur la place qu’on a dans le monde, celle qu’on prend et celle qu’on laisse à l’autre. En 2014, après 12 ans d’animation et de création de projets, elle passe un diplôme d’Etat de la jeunesse, de l’éducation populaire et des sports « pour apprendre la coordination d’une maison ». En l’occurrence la MJC des 4 Bornes à Metz-devant-les-Ponts où elle est en stage deux ans avant de devenir coordinatrice du secteur socioculturel. Là, elle se sent parfaitement à sa place. « Espace de rencontres, programmation ou création de lien social : tout ce pour quoi je crois dans le monde associatif. »

Pointilleuse

Pas un hasard si deux ans plus tôt, en 2012 et alors en quête d’ouverture de son paysage amical, elle commence à fréquenter Boumchaka. D’abord bénévole, elle se retrouve vice-présidente puis présidente en moins de trois mois d’une association qui compte alors deux salariés ! Passionnée par le milieu associatif, elle commence à structurer Boumchaka : comptabilité, ressources humaines... Avec toujours cette idée de donner à d’autres ce qu’elle a reçu : « Comment une structure donne des moyens aux animateurs qui donnent des moyens aux jeunes… » Raphaëlle confie alors un double des clefs de son appartement aux salariés de l’association, qui s’installe physiquement dans son bureau. Depuis, Boumchaka a grandi pour compter cinq salariés et, toujours, une cinquantaine de bénévoles remuants.

 

A l’activité culturelle s’en est ajoutée une autre, gastronomique mais finalement très en lien : le catering. Parce que le programmateur de l’asso possède un diplôme de pâtisserie ; parce que, comme la bonne musique, la nourriture rassemble.

 

Le volet restauration est professionnalisé dès 2014 et représente aujourd’hui 60% des recettes de l’association « qui nous permettent de payer les salariés et de continuer à proposer des projets culturels dont la plupart, s’ils ne sont pas déficitaires, sont tout juste à l’équilibre », résume la présidente. Une équation très compliquée qu’est la culture et que vient assaisonner justement le Boumcha’catering, fournisseur de la plupart des événements de Metz en Scènes ainsi que d’autres événements publics. Et côté beurre dans les épinards, l’association ne serait pas contre le soutien de  mécènes. Si les contours géographiques du festival Freeeeze, temps fort de l’association, n’ont pas attendu les énarques pour aller lorgner du côté des voisins grands orientaux, les subventions sont elles proportionnellement inverses à la construction grand régionale.

 

En 2016, à l’étroit dans le bureau de Raphaëlle, l’association s’est installée au LED de Thionville, forme de retour aux sources aussi pour l’association qui y avait concocté son premier Freeeeze. Moins connectée physiquement à l’équipe, elle a laissé une part des responsabilités à Sylvain Mengel, programmateur de l’association devenu coordinateur. « Mais pour les problèmes ou les gros sujets, nous faisons ensemble. Et je reste pointilleuse sur le fonctionnement associatif. » On la croit sur parole.

 

Infographie par Camille Malnory


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