Culture

Exposition
Gilbert Coqalane se paye Paris

Par Céline LUTZ • Journaliste de La Semaine • 31/01/2018 à 17h00

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Après avoir accroché le morse du Muséum-Aquarium de Nancy sur la façade de la tour du musée Dobrée à Nantes l'été dernier, l'artiste nancéien Gilbert Coqalane installe son « Bestialu" dans les rue de Paris dans le cadre d'une expo signée de la galerie Mathgoth.

Sa casquette de poulbot lui donne des airs d'enfant des rues. Gilbert Coqalane est pourtant un terrien. Né à Reims il y a 30 ans il se rêvait disquaire. Aujourd'hui il est artiste-plasticien et a fait de la rue sa toile grand format.

 

Un terrain de jeu pour des expérimentations poil-à-gratter. Comme le détournement d'un panneau signalant des travaux où l'ouvrier creusant le sol est devenu un fossoyeur. Durant les JO de Pékin il fait pousser sur le bitume des portraits du Dalaï Lama version pochoir.  A la Fiac de Paris il s'enferme au milieu du public dans un sac mortuaire.  Et sur le principe d' « un bon artiste est un artiste mort » il publie son propre avis de décès dans la presse locale.

 

« L'humain est toujours drôle dans ses travers et ses obsessions », résume-t-il. Cette fois c'est à Paris qu'il installe un drôle de bestiaire tout en papier d'alu à l'invitation de la galerie Mathgoth spécialisée dans l'art urbain. Le 26 janvier prochain, la galerie Mathgoth débutera une exposition collective intitulée Volume. Dix « Street Artists » qui travaillent la sculpture ou les bas-reliefs prendront part. Parmi eux, Gilbert Coqalane. « Mathilde et moi sommes tombés amoureux de ses sculptures "Bestialu", réalisées uniquement avec du papier aluminium ménager (pas de structure, pas de bois, pas de métal, juste de l'alu). Aussi, nous avons eu envie de lui faire réaliser une installation dans le 13ème arrondissement de Paris (fief de l'art urbain). Cette œuvre intitulée "Safari" restera en place au minimum 2 mois. Gilbert Coqalane a fait pour l'occasion 20 sculptures, toutes à l'échelle 1 », explique Gauthier Jourdain, co-fondateur de la galerie. A proximité immédiate de la bibliothèque François Mitterrand, on peut voir dorénavant des Oryx, un rhinocéros et des marabouts. Une idée brillante.

 



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